De la stupidité de la classification shonen/shojo

 

Trefle de CLAMP et Bleach de Tite Kubo

Si vous flânez dans une librairie, vous constaterez que les mangas ne suivent pas une classification ordinaire. Ne vous attendez par à les trouver catégorisés en romance/ fantastique/ historique/ aventure / humour. Au lieu de ça vous trouverez plutôt des mots comme « shonen », « shojo » « seinen » (il en existe d’autres comme « hentaï » pour le contenu pornographique, mais je m’arrête aux plus fréquents). Le manga est une œuvre culturelle certes, mais dès le début elle a été conçue comme commerciale. On les départage donc par le public qu’ils ciblent. Ainsi « shojo » signifie en japonais « jeunes filles », « shonen » jeunes garçons et « seinen » jeunes adultes. Alors voilà où le bat blesse. Classer par âges, pourquoi pas. Mais par sexes? Alors aux filles les historiettes romantiques et les triangles amoureux et laissons aux mâles les récits d’aventures et les combats… Je suis une fille et pourtant je lis plus de shonens que de shojos (même si j’ai tendance à estimer que le shonen basique ne vaut pas mieux que le shojo basique mais bon je ferais un billet d’humeur sur les shojos et shonens basiques plus tard peut-être).

Ces catégorisations ne sont pas un gros problème sachant que beaucoup de filles se tournent plus vers le shonen et que certains garçons lisent aussi des shojos. Mais au niveau des associations d’idées, je trouve ça franchement douteux. La plupart des shojos sont des histoires d’amour qui commencent avec beaucoup d’humour mais évoluent mal, en niaiseries. Quant au shonen, c’est souvent un adolescent qui se bat pour ses amis. Bien sûr, je décris le stéréotype, beaucoup de mangas échappent à ce schéma trop simpliste. Enfin moi quand je vois ça, je me demande quand on va arrêter d’offrir des légos aux garçons et des poupées voire le kit de la parfaite petite cuisinière aux filles. Parce que je trouve ça quand même plus intéressant de construire des avions et des vaisseaux spatiaux que de coiffer une barbie. D’ailleurs, j’ai du temps perdu à rattraper je file m’acheter des légos x).

Et pour ceux qui n’ont pas vu le documentaire La domination masculine de Patric Jean, foncez, le passage dans le magasin de jouets est juste à s’étouffer de rire.

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6 responses to “De la stupidité de la classification shonen/shojo

  • Tesrathilde

    J’avais lu quelque part que la classification française ne correspondait pas à la classification japonaise un peu trop orientale dans son idée pour nous, mais je n’ai pas plus de détails. Moi aussi je vais plutôt chercher dans les shojos. ^^

    • zeb

      Je ne savais pas que la classification japonaise était différente! Je vais me renseigner, merci !
      Je fuis les shojos généralement, mais une fois n’est pas coutume, je suis en train d’en lire un. (Je en suis pas un ange, d’Ai Yazawa, que l’on m’a conseillé) Même si je râle sur pas mal de choses, je reconnais qu’il est prenant. Même si la classification japonaise est différente, ça ne change rien à mon avis sur ce classement bizarre. Mon problème est de différencier les contenus pour les filles et les garçons. Comme si, de façon innée, on ne s’intéressait pas aux mêmes choses. Et en plus nous refiler les histoires fleurs bleues pour laisser les bonnes histoires d’aventure aux garçons, je trouve ça fort en cacao !

      • Tesrathilde

        Oui, je sais, quand je dis que j’aime lire les gens pensent tout de suite romance et littérature blanche, à la limite Histoire… pas de chance les lectures « de garçons » comme la SF ou l’aventure sont carrément plus présents dans ma bibliothèque ! Du coup ça donne régulièrement des situations cocasses et parfois un peu énervantes. En fait mon copain est plus susceptible de tester un shojo que moi. ^^ (en fait il regarde de tout en anime)
        Je trouve que c’est une tendance qui ne fait pas forcément du bien à la création littéraire en ce moment (je ne pense pas spécifiquement aux mangas en disant ça).

      • zeb

        Entièrement d’accord avec toi… Comme tu dis, ça ne fait pas du bien à la création littéraire. Je pense que c’est un symptôme de la volonté de faire de l’argent et de voir le livre comme un produit. Du coup, on met en place des stratégies marketing en ciblant des publics. L’originalité des créations en pâtit.

      • Wilma

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