Le trône de fer de George R.R Martin

Du rebondissement inattendu à l’enchantement

Fanart de Marcsimonetti (voir ses oeuvres : http://marcsimonetti.deviantart.com/)

Il y a longtemps, bien longtemps que je veux lire « Le trône de fer ». L’occasion ne se présentant pas, voire se refusant à moi ( p**** (pasembleu enfin!) de Cardiff Central Library qui me proposait seulement le recueil de nouvelles de l’auteur), j’avais laissé ce souhait en stand-by. Et ce jusqu’à ce qu’on me présente la série. En trois épisodes, c’est l’enthousiasme. Arya me subjugue, l’ambiance aussi. Je ne fais ni une ni deux et direction la bibliothèque pour emprunter les premiers tomes.

Je viens de finir les deux premiers volumes (ce qui correspond au premier tome en anglais vu que nos éditions françaises s’amusent toujours à tout découper…) et je n’ai qu’une chose à dire : j’adore. (Voilà fin de l’article xD)

Imbroglio familico-sentimentalo-politique

Un trône, plusieurs maisons. C’est le principe de base du roman. Autour de Robert Barathéon, le roi, téméraire en son temps et toujours aussi bon vivant, les prétendants au trône sont nombreux. Le monarque n’est pas vraiment intéressé par la politique mais plus par la bonne chair, sous sa forme nutritive comme féminine. Sa femme Cersei Lannister, est en revanche très friande des magouilles gouvernementales et elle compte bien installer le plus rapidement possible le petit derrière de son rejeton sur le siège royal. Il faut dire que le pouvoir est une affaire de famille. Chez les riches et puissants Lannister, rien n’est inenvisageable si c’est pour la cause de leur maison. L’opportunisme est leur seule religion comme le montre le passé de Jaime Lannister, le traître Régicide.

Moins concernés par ces préoccupations de la cour, la maison des Stark s’occupe plus volontiers de ses propres problèmes. Dans son pays rude, au froid polaire, il y a d’autres choses à faire que chercher le pouvoir. Il faut d’abord se préserver de la venue de l’Hiver (« L’hiver vient » est plus qu’une simple constatation chez eux, c’est presque une philosophie) et de ce qui rode au delà du Mur. Ami de Robert, le roi, Eddard Stark compte toutefois faire de sa fille la Reine en la mariant à l’héritier. Mais tout ne se passe pas comme prévu et le voilà appelé à seconder le monarque, à la cour, en étant nommé à la haute fonction de Main du Roi.

Dans le même temps, un de ses fils est jeté à bas d’une tour avant d’essuyer une tentative d’assassinat, l’ancienne Main, son beau-frère, est mystérieusement décédé, la maison Targaryen prévoit de lancer les terribles Dothrakis à l’assaut du trône, son épouse part en campagne et kidnappe un Lannister. Bref, c’est le souk dans le royaume.

Personnages anti clichés

Le roman dédie chaque chapitre à un personnage et à partir de là, les développe à loisir. Georges R.R Martin évite heureusement l’écueil du manichéisme, pourtant courant dans les classiques de la Fantasy. Derrière les bons Stark et les mauvais Lannister, les nuances bourgeonnent, foisonnent, s’emmêlent pour complexifier l’intrigue à l’infini. Les héros étant au service de l’action, Georges R.R Martin ne livre pas la finesse de leurs personnalités tout de suite. Mais au fur et à mesure des chapitres, alors que l’on connaît chacun de mieux en mieux, on touche du doigt la profondeur des protagonistes. Et l’acuité de leur psychologie n’est pas gratuite, car enrichissant toujours plus leurs relations – jamais lisses même entre les membres d’un même camp- elle bouleverse l’intrigue.

Chacun suit ses intérêts

Sur le trône de fer, comme chez les sujets du royaume, la subjectivité est reine. Les stratégies politiques trempent dans les affaires familiales, financières, sentimentales, amicales… Rien n’est simple, et c’est grâce à ça que Georges R.R Martin mène si bien sa barque. Faisant jouer tous les leviers de ses personnages et de leurs intrigues, il renverse les situations comme on balaye un tas de feuilles. La force n’appartient pas toujours à ceux que l’on croit et ils sont les plus prompts à en être dépossédés.

Et comme on suit les évènements de part divers points de vue, on n’est jamais enfermés dans une pensée. Le procédé n’est pas nouveau, mais il m’enchante toujours autant et surtout, il est parfaitement adapté à une saga comme celle-là.

Une seule envie donc : commencer le tome 3! Faut finir Orgueil et préjugés avant mais ça devrait pas tarder! xD

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