Pas mon genre de Yatuu

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Depuis quelques années, je suis avec grand plaisir le blog de Yatuu. Je n’avais toujours pas acheté ses BDs mais quand j’ai vu qu’elle en sortait une sur les stéréotypes de genre : j’ai foncé.

J’ai harcelé deux librairies avant de la trouver. Puis, impatiente, j’ai lu les trois quarts de la BD en rentrant à pied à l’appart’. Je crois que les passants qui m’ont croisée ont dû me trouver bizarre. Je me marrais toute seule en les évitant au dernier moment. Pour une fois, je n’ai pas rencontré physiquement de poteau. Je ne me suis pas non plus gauffrée sur un trottoir. J’estime donc que je fais des progrès remarquables dans l’activité de lire en marchant.

La Bd est courte et je l’avais quasiment finie en arrivant, mais qu’importe, car elle me plait tellement que je l’ai déjà lue trois fois et que je me marre toujours autant. (à la base j’ai voulu la prêter à mon copain, mais j’ai finalement tout relu par dessus son épaule).

J’ai littéralement adoré « Pas mon genre » car je me suis revue au collège, au lycée… Je me reconnais dans beaucoup de ses strips.

Je me suis revue à 14 ans, quand une copine avait décidé de me maquiller. Yatuu décrit terriblement bien la peur que l’on ressent quand le crayon noir s’approche, s’approche… Je me revois loucher en voyant l’instrument converger vers mes yeux, et implorer « non non ! ».

Je crois que cette terreur adolescente explique en partie pourquoi je ne me maquille jamais. (L’une des autres raisons est probablement ma sale manie de me frotter les yeux de long en large, tout au long de la journée)

Je me suis aussi revue au collège, dépassée par les changements de conversation des gens. Je n’ai jamais été branchée jeux vidéo comme Yatuu, mais j’étais à fond sur les romans d’aventure et mon plus grand souhait était de savoir grimper aux arbres sans y rester coincer. A 15 ans, trouver de supers cachettes demeurait une préoccupation première. Bref ! Les conversations fringues-garçons me dépassaient (c’est toujours le cas d’ailleurs).

Vous comprendrez avec ces quelques exemples que j’ai aimé cet album car  je m’y suis retrouvée. J’ai adoré son délire sur les poils et celui sur les sourcils. Y a plein de réflexions que je me suis déjà faites et que Yatuu met en scène de manière poilante.

Avec son strip sur ses chaussettes Pikachu, elle a d’ailleurs rappelé un souvenir douloureux à ma mémoire : la perte de mes chaussettes grenouille 😥 Elles étaient bleues et vertes, et il y avait des petites poches pour chaque doigt de pied. Je soupçonne mes proches de les avoir jetées à mon insu… >_<

Mais je vous parle de moi depuis le début de ce post. Parlons un peu plus de la BD.

De l’humour qui s’appuie sur une réflexion mûrie

Le trait est vif, coloré. Les personnages sont expressifs. Les délires sont tordants, et les idées qui sous-tendent les pages sont clairement mûries. Yatuu ne surfe pas  sur les questions de genre par opportunisme parce que c’est dans l’actu. Non, on sent que c’est un sujet qui la travaille depuis longtemps. Elle donne son opinion de façon joyeuse, légère et limpide, sans s’encombrer de concepts obscurs. Elle touche juste.

Voici un extrait sur le site de l’auteur : http://yatuu.fr/un-nouvel-album/

Celle que je suis/que je ne suis pas/pas vraiment

J’en profite pour vous parler d’une autre BD dont je ne vous ai jamais entretenus (et c’était un tort qui doit être réparé sur le champ). Elle traite d’un sujet différent mais en lisant celle de Yatuu, je n’ai pas pu m’empêcher d’y repenser car elle m’avait, de la même manière, fait replonger dans mes années lycées.

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La trilogie Celle que je ne suis pas, Celle que je voudrais être, Celle que je suis, de Vanyda, est une petite merveille. Elle partage avec Yatuu l’inspiration manga. Un peu moins légère, cette bande dessinée se penche sur le mal être d’une adolescente, Valentine, une jeune fille réservée qui tente de trouver sa place.

Cette bande dessinée m’avait plongée dans une certaine nostalgie car elle me rappelait mon groupe de copines de collège-lycée (à cause du club manga). Les dessins sont jolis, les personnages attachants. Tout est très fin, oscillant entre joie et mélancolie. Vraiment, une merveille.

Un peu de musique

Sur ce, je tiens à partager une musique qui me met en joie. Car c’est le WEEK END !!!! Enfin ! (X JAPAN TIME)

 

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9 responses to “Pas mon genre de Yatuu

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