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Brève de ciné : Her de Spike Jonze

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Synopsis :

Los Angeles, dans un futur proche. Theodore Twombly, un homme sensible au caractère complexe, est inconsolable suite à une rupture difficile. Il fait alors l’acquisition d’un programme informatique ultramoderne, capable de s’adapter à la personnalité de chaque utilisateur. En lançant le système, il fait la connaissance de ‘Samantha’, une voix féminine intelligente, intuitive et étonnamment drôle. Les besoins et les désirs de Samantha grandissent et évoluent, tout comme ceux de Theodore, et peu à peu, ils tombent amoureux…

 

Ce film m’intriguait, on m’en avait dit du bien, mais j’ai loupé le coche au ciné. Sur le coup, je m’étais un peu dit « bof, le sujet est rebattu ».

Et oui, voyez-vous, j’avais lu le manga Chobits de Clamp il y a quelques années, et à la lecture du synopsis je me suis dit que le thème de l’être humain amoureux d’une intelligence artificielle c’était du déjà-vu. (J’ai ce côté snob parfois :s)

Ce thème est également présent (de façon assez anecdotique) dans une superbe série télé : Real humans, (que je recommande chaudement) où des humains choisissent de vivre en couple avec des robots.

Mea culpa, Her est un très beau film qui vaut la peine d’être vu.

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L’amour dans CLAMP

Sûrement, Mokona Apapa, Nanase Okawa, Tsubaki Nekoi et Satsuki Igarashi, les quatre mangakas de CLAMP (traduisez « sac à patates » en anglais) aiment les histoires d’amour. Pas un de leur manga sans un minimum de sentiment. Elles ont créé quelques couples mythiques comme Subaru et Seishiro, Sakura et Shaolan et Tchi et Hideki, etc. Quelques fameux triangles amoureux aussi, notamment dans Card Captor Sakura, comme le trio Tomoyo-Sakura-Shaolan.

Toutefois, elles ont une manière de construire leurs trames qui fait qu’elles ne tombent pas vraiment dans l’eau de rose, ou alors de façon singulière. Tout d’abord, elles ne lésinent pas sur les couples étranges. Tomoyo est une fillette d’une petite dizaine d’années quand elle tombe amoureuse de Sakura, une camarade de classe, tout en étant parfaitement consciente que cet amour sera toujours impossible. Seishiro est un beau trentenaire et il ne cache pas ses sentiments pour Subaru, gentil adolescent de 16 ans. Cela ne l’empêche pas non plus de détruire la vie et la famille de son aimé, rendant ainsi leur relation impossible. Plus perturbant encore : l’histoire de Sonia, 9 ans, et de son instituteur. Les deux personnages se portent un amour platonique franchement peu commun et mis au même niveau que les autres. Enfin, Hideki et son ordinateur Tchi, et l’idée férocement défendue que ces machines, puisqu’elles éprouvent des émotions, ont à cet égard le droit d’être aimées comme n’importe quel être humain. C’est presque amusant de penser que l’un des mangas le plus romantique du studio CLAMP porte sur les sentiments d’un ordinateur et de son propriétaire.

Les preuves d’amour

Quand ils sont incapables de se déclarer, les personnages se donnent des preuves d’amour pas toujours très aisées à saisir. Certains choisissent de sacrifier leur vie joyeusement en sachant que cela rendra malheureuse la personne aimée.(X1999) Pour d’autres, il s’agit de mourir de la main de celui que l’on chéri. Coûte que coûte. Même si l’on sait que l’élu de son coeur ne sera ensuite plus que l’ombre de lui-même. Dans la même lignée, l’amoureux transi peut assassiner un membre de la famille de son aimé afin que celui-ci ait ensuite une bonne raison de penser à lui.(Tokyo Babylon) Plus simplement, cela peut aussi être le don d’un bento ou d’une mignonne friandise au chocolat.

Bref, les moyens de se déclarer sont variés chez les CLAMPs et pas toujours très sains. Mais on excuse tout au nom de l’Amour. En fait, c’est ce qui guide la plupart des actions des personnages. Plein de bons sentiments les mangas de CLAMP? Oui et non. Pour la personne que l’on aime, on peut tuer, faire souffrir, détruire tout le reste et même la personne aimée si le coeur nous en dit. Aucun jugement n’est porté sur les personnages et le manichéisme traditionnel est détourné.

L’homosexualité dans CLAMP

Une des grandes force du studio est de réussir à présenter des couples homosexuels de façon à ce que chacun admette la beauté du duo avant même d’avoir compris qu’une vraie relation se tissait entre les deux. C’est le cas pour plusieurs personnages dans Card Captor Sakura (Toya/Yukito, Tomoyo/Sakura), mais aussi dans Xxx Holic où les mangakas noient le poisson en se concentrant sur Himawari et Watanuki avant de mettre en lumière la relation de Domeki avec Watanuki.

Le studio joue jusqu’à l’user, sur la corde du shonen-ai. Il créé des couples attachants mais parfois un peu trop modelisés. Domeki/ Watanuki dans Xxx Holic, Fai/Kurogane dans Tsubasa Reservoir Chronicles, Kamui/Fuma dans X1999 ou encore Subaru/Seishiro dans Tokyo Babylon, sont batis sur un schéma un peu trop édulcoré : homme fort et viril avec jeune garçon fin et plus fragile. C’est surtout vrai au niveau du physique mais aussi un peu au niveau des personnalités. Kamui et Subaru notamment ont des caractères similaires de même que Seishiro et Fuma.

L’amour Unique

Pas de feintes. Ici on aime rarement plus d’une personne à la fois. Et quand on l’aime, c’est pour la vie, même si c’est un amour impossible et que l’on finira avec quelqu’un d’autre. Et si l’élu de son coeur a choisi un autre personnage, on intervient sous aucun prétexte. L’important est qu’il ou elle soit heureux. CLAMP aime évoquer des sentiments absolus, parfois jamais concrétisés dans une relation. Pas d’amour éphémère sauf si la magie est intervenue (Sakura/Yukito et Shaolan/Yukito dans Card Captor Sakura, Himawari/Watanuki dans Xxx Holic) et même si ça casse (Yumi et Ueda dans Chobits). Vendeuses de rêves, les CLAMPs mettent peut-être un peu trop au placard le concept de réalité.