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Je suis ton ombre de Morgane Caussarieu (et mon incompréhension sur le phénomène Twilight)

Des vampires dans le bayou

je suis ton ombre

L’intrigue se passe en Louisiane, dans le bayou

Les vampires et moi, on est pas souvent copains. A part Buffy contre les vampires de Joss Whedon que je suivais quand j’étais ado, et Darren Shan L’assistant du vampire, une série de bouquins qui était pas mal foutue, je n’ai jamais trop accroché aux buveurs de sang.

Ensuite, j’ai entendu parler de Twilight de Stéphenie Meyer, et bizarrement, ça ne m’a pas donné envie de revenir vers ces créatures à longues canines. (J’y reviendrais)

Mais voilà, les écrits de Morgane Caussarieu me tentaient. J’ai snobé Dans les veines (que je lirai un jour) qui apparemment est un roman contre Twilight, dont le leitmotiv est « les gentils vampires ça n’existe pas », pour sauter directement sur son deuxième ouvrage, Je suis ton ombre. Apparemment, il se concentre sur un personnage de Dans les veines, mais le fait de ne pas avoir lu le premier opus ne m’a pas gênée.

Venons en aux faits.

L’histoire est constituée de deux récits. Le premier se focalise sur la vie d’un gamin de 12 ans, Poil de Carotte, en plein coeur des Landes, en France. Il a perdu son frère et sa mère dans des circonstances que l’on découvrira au fur et à mesure. Mal dans sa peau, il traîne avec David, son meilleur ami, plutôt par défaut. Harcelé par une bande de caïds à l’école, il aimerait rejoindre leur rang. Lors d’une balade en forêt, il tombe sur une étrange maison abandonnée (on dit que des vampires y auraient vécu…). En fouillant, il découvre un carnet, qu’il emporte chez lui. Un esprit va alors le hanter…

Ce petit cahier, rédigé au XVIIIe siècle, contient le second récit. On suit les aventures de deux frères jumeaux dans le bayou, en Louisiane. Le contexte est bien retracé et l’auteure nous entraîne dans ces paysages marécageux, à une époque où l’esclavage fait partie de l’organisation sociale normale.

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Les insulaires de Christopher Priest

Un guide de voyage dans un monde imaginaire

insulaire

J’avais envie depuis longtemps de m’atteler à la lecture de Christopher Priest. Je voulais plonger dans son Monde inverti, mais le choix des possibles sur les étagères de la librairie m’a entraîné sur les routes d’un autre univers : L’Archipel du rêve.

Dans ce roman, – devrais-je dire ce guide de voyage ? – Christopher Priest nous fait visiter son monde. Chaque chapitre est consacré à une île, décrivant les coins emblématiques à ne pas manquer, les spécificités culturelles, quelques événements historiques et des anecdotes sur des personnages emblématiques. Comme un réel guide de voyage, les Insulaires nous conseille sur les destinations selon nos goûts, et nous informe sur les curiosités locales qui pourraient nous intéresser.

Sauf que ce monde n’existe pas et que ces informations ne nous sont donc d’aucune utilité. Alors, en filigrane, une histoire se développe. Sur quelques îles, le texte s’égare hors des sentiers battus pour relater un témoignage, un fait divers, un document historique… Et de pages en pages, d’île en île, on s’aperçoit qu’il y a une intrigue derrière ce catalogue en apparence destiné à nous aider à bien organiser notre séjour.

Le mystère s’épaissit et c’est bien la première fois que j’ai l’impression de lire un polar dans un guide de voyage !

Ce roman se lit très bien et vaut vraiment le détour !