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Denno Coil, a circle of children de Mitsuo Iso

Quand le virtuel se mêle au réel


anime sorti en 2007,

Porter des lunettes n’a jamais été aussi populaire. Harry Potter déjà avait rendu justice aux binoclards souvent tagués de ringardise. Dans Denno Coil a circle of children, les lunettes sont un instrument high tech pour jouer, pirater, téléphoner, s’organiser, bref, il s’agit presque d’ordinateurs.

Tout commence avec l’arrivée de Yuko Okonogi, la protagoniste, dans une nouvelle ville. Adepte des lunettes, elle s’en sert principalement pour interagir avec son chien de compagnie virtuel. Au collège, elle se lie très vite avec une jeune fille encore plus « geek » qu’elle, Fumie, active participante d’une guéguerre informatique. Deux clans d’enfants s’affrontent pour se pirater les uns les autres. Programme des activités : récupérer des megatags pour créer des sortes de logiciels utilisables comme des cartes magiques et fricoter près des zones obsolètes où se développent les « illegals », des sortes de virus informatiques ressemblant à d’étranges chenilles noires et verticales qui évoluent dans la ville. Mais l’arrivée d’une autre jeune fille change la donne. Yuko Amasawa est taciturne mais elle prend très vite le commandement du clan des garçons, bouleversant ainsi leurs jeux enfantins.

L’anime est clairement orienté pour les plus jeunes mais il a réussi à créer un univers prenant, une atmosphère rafraichissante et une intrigue intéressante. Par contre, elle met du temps à se mettre en place. Un soupçon de mystère pointe son nez après une dizaine d’épisodes mais il faut attendre le 18ieme -soit quasiment à la fin de la série- pour que les péripéties s’enchaînent. En attendant, on s’amuse bien. Les personnages secondaires sont attachants. Tant la grand-mère geek de Fumie que la petite soeur de Yuko obsédée par le caca.Le scénario est construit et servi par quelques idées excellentes et bien menées (ne pas manquer le désopilant épisode douze où des « illegals » prennent la forme de poils sur les visages des enfants. Ceux-ci vont apprendre à communiquer avec eux jusqu’à mettre en place une véritable parodie de jeux de gestion…).

Dirigée par un animateur du studio Ghibli et de nombreux autres films d’animation célèbres comme Perfect Blue ou Ghost in the Shell, la série est graphiquement très agréable. Malgré son caractère assez enfantin, cette série m’a énormément plu. Aussi attachante qu’un film de Miyazaki (dans un genre différent mais avec le même genre de graphismes).

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