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Frankenstein de Mary Shelley

Méfiez-vous du progrès…

Frankenstein_Livre

MaryShelley

J’ai dans l’idée de lire ce livre depuis un moment. Un petit tour à la médiathèque m’a enfin permis de sauter le pas.

Ce roman est venu d’un challenge entre Mary Shelley, son mari Percy Bysshe Shelley et le plus connu : Lord Byron. Ils étaient tous les trois à Genève lorsqu’ils ont décidé d’écrire chacun une histoire de fantôme. Seule Mary a abouti son récit. C’est Frankenstein, le premier prototype (à ma connaissance) dans le domaine de la science fiction.

Le docteur Frankenstein est un scientifique plutôt ordinaire. Sa famille est tout ce qu’il y a de plus respectable, aimante et sympathique. Elle lui permet de faire les études de son choix. De plus, il est promis à une jeune fille qu’il aime : sa cousine, adoptée par sa famille et avec laquelle il a grandi. Bref, tout baigne. Jusqu’au jour où il se passionne pour un sujet d’étude inhabituel : comment donner la vie à un corps. Il s’enferme, s’absorbe dans sa lubie et finalement achève un travail insensé, incroyablement novateur : il donne vie à une créature qu’il a façonné de ses mains. Sa réussite le sort aussitôt de sa torpeur. Affolé, il quitte son domicile et retrouve une vie normale.

Pendant ce temps, la créature vit. Fondamentalement douce et ingénue, elle va se retrouver confrontée à la violence de la société et au rejet. Ses expériences malheureuses lui façonneront une nouvelle personnalité.

Frankenstein ou le Prométhée moderne est conçu à partir de récits imbriqués. L’histoire débute avec celui d’un navigateur qui rencontre le docteur Frankenstein. Celui-ci lui fait état de ses malheurs et on rentre dans le vif du sujet.

Je ne m’étais jamais renseignée sur Frankenstein avant de le lire. Je n’ai jamais vu les adaptations cinématographiques, aussi j’avais l’image d’un monstre fondamentalement méchant. J’ai été agréablement surprise de constater qu’il n’en était rien et que sa monstruosité n’était que le reflet du comportement des autres envers lui, à commencer par l’attitude scandaleuse du docteur Frankenstein. Je crois que l’on est censé le plaindre mais il apparaît responsable des tragédies dont il est victime ! (Sur ce point, cela me rappelle un peu l’anime Elfen Lied et les diclonius, des monstres issus d’expériences scientifiques, rejetés par la société.)

Je ne dis pas que le roman m’a tenue en haleine, mais je l’ai trouvé intéressant et bien ficelé. Il fait aussi réfléchir sur le fait qu’un progrès scientifique peut être désastreux si ses conséquences ne sont pas réfléchies, et qu’après la création rien n’est mis en oeuvre pour maîtriser cette innovation. De ce point de vue, Frankenstein est très moderne je crois.

J’ai aimé m’y plonger et j’ai envie de me pencher plus sur les oeuvres de Mary Shelley. Par ailleurs, j’ai lu qu’elle avait écrit ce livre après la perte d’un enfant et qu’il était ainsi un moyen de revenir sur sa mort (le roman aborde le fait de donner la vie après tout). Apparemment, certaines thèses soutiennent que Frankenstein est un homme qui donne la vie à un enfant, sans recourir à une femme. Perso, je n’ai pas du tout pensé à cela en lisant !

J’en profite pour partager une infographie que je trouve sympa sur les origines de la SF/Fantasy et son évolution.

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